Ophélie veut qu'on la dorlote
Mais elle épouse un Don Quichotte
À la tendresse toute en parlote
Au cœur si froid qu'elle en grelotte
Petite fille, tu es déçue
Toi qui n'as pas du tout vécu !
Ophélie se fiait aux fées
Elle aurait dû se méfier.
Ophélie prend alors un amant
Mais c'est un de ces Don Juan
Qui trouve "je t'aime " plutôt marrant
Que les mots doux , c'est pas dans l'vent.
Petite fille tu y as cru
Mais l'grand amour n'est pas venu !
Ophélie se fiait aux fées
Elle aurait dû se méfier.
Elle écrit donc à la princesse
Pour qu'elle lui donne la bonne adresse
Elle est sûre que l' Prince charmant
C'est pas juste un rêve d'enfant.
Mais elle a tort bien entendu
Ce s'ra encore peine perdue !
Ophélie se fiait aux fées
Elle aurait dû se méfier.
Car Blanche-Neige lui répond vite
Qu'son Prince à elle a pris la fuite.
Comme dans un conte , c'est pas normal
Que l'être aimé se fasse la malle
Elle est vraiment tombée des nues
La pauvre petite ingénue !
Ophélie se fiait aux fées
Elle aurait dû se méfier.
Elle croit encore aux contes de fées
Mais sous les ponts l'eau a coulé
Et ce n'est plus une petiote.
Alors, beau Prince. vois-tu tes bottes
Il a fallu les décrotter
Avant de trouver Ophélie
Quand est tombée la dernière pluie !
Cathy
Par cathy-kozaou
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LA GUERRE DES MÈRES (SUITE)
C'est un petit matin d'automne
Margareth n'ouvre pas les yeux,
Mais tout à coup elle frissonne
Et puis ses lèvres tremblent un peu.
Elle sursaute, les fusils tonnent
Dans le ciel gris d' Arlington.
Sans bannière et sans fleurs
Elle voulait juste le garder contre son cœur,
Ce visage d'ange avec ses taches de rousseur.
Il ya une femme à côté d'elle
Des larmes coulent sur ses joues noires
Sa voix s'élève sur un gospel
Qui dira tout son désespoir.
Les notes volent vers la rizière
Où Tom a quitté cette terre
À peine sorti de son enfance.
Chœur de Harlem bat en cadence,
Alléluia, sa voix s'élance
Tout au sommet de sa souffrance.
Kim a prié de tout son être
Que faire d'autre maintenant,
À part brûler un peu d'encens
Devant l'autel de ses ancêtres.
Elle leur parle de son petit
Bonheur à lui dans l'autre
vie,
Elle leur demande d'y veiller
Elle leur dit pas qu'elle est brisée.
Dans ton quartier de Tel-Aviv
Tu es une mère attentive
Du haut de son mètre quatre-vingt trois
C'était toujours ton petit gars
Ce beau lieutenant mort au combat.
Tes orangers ont refleuri, quelle importance cette année...
Sur le banc du jardin, tu es assise hébétée
Pour toi le temps s'est arrêté.
Fauché hier par la
mitraille,
C'était le fruit de tes entrailles...
Mais quand un enfant est abattu
On entend : que fait-il dans la rue ?
Pourtant, Gavroche dans son ruisseau
Avait l'étoffe d'un héros.
Il connaissait même pas Voltaire
Ton p'tit bonhomme avec ses pierres
Il ne chantait pas de refrain
En tombant ton gamin.
Qu'ils aient ou non tous les honneurs
Qu'est-ce que ça change à ta douleur ?
Coule le sang, coulent les larmes
Quand dirons-nous adieu aux armes ?
Cathy
Par cathy-kozaou
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Si on aime les arbres et la poésie,alors il faut lire le recueil de Jacques PRÉVERT, tout simplement intitulé "Arbres".Un des poèmes que je préfère...
cela faisait déjà
un petit bout de temps
qu'ils déboisaient
déboisaient
on a trouvé qu'ils abusaient.
autrefois,les
bûcherons
chantaient
Si c'est pour un berceau heureux
Si c'est pour un lit d'amoureux
Si c'est pour le cercueil d'un vieux
Vas-y bûcheron
fais de ton mieux.
Si c'est pour le trône d'un roi
regarde plutôt à deux fois
Mais en ce temps-là,déjà,autrefois
commençait à s'appeler
tout de suite aujourd'hui
Bientôt les
hommes
allèrent si vite nulle part
qu'ils étaient tout le temps
n'importe
où
avec de grandes ferailles bizarres
qui
partout abîmaient tout.
Jacques PRÉVERT
Par cathy-kozaou
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Georges
Brassens "Auprès de mon arbre".
Maxime Leforestier "Comme un arbre dans la ville"
Francis Cabrel "L'arbre va tomber"
Yannick Noah "Aux arbres citoyens"
"L'arbre va tomber
L'homme veut mesurer sa force
Et l'homme est décidé
La lame est déjà sur l'écorce".
Francis Cabrel
Par cathy-kozaou
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Proverbe des indiens "Cree" au Canada.
Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange
pas.
Par cathy-kozaou
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Cher Père Noël,
J'veux pas de globe qui éclaire
Et qui m'fait voir
la Terre toute bleue
On souille son eau, on souille son
air,
C'est pas demain qu'ça ira mieux !
J'veux pas de train pour jouer
Depuis qu'il y a le TGV
Moi je rêvais d' l' Orient Express
Et on me dit "train grande vitesse" !
J'veux pas d'avion non plus
Car un jour de septembre, j'ai vu
Qu'il y en a qui tuent.
Y a plus de rêve, même dans le
ciel
Pas comme au temps d'la Caravelle.
J'veux pas d'habit d'infirmière
Y a trop de
maux et de misère,
J'veux pas non plus d'habit de fée,
Y a trop de choses à transformer.
J'veux une boule avec de la neige
Car devant cet
objet dérisoire
Comme devant un vieux manège
Il m'arrive parfois de croire
Qu'y a un
peu d'place pour la candeur
Qu'y a pas qu'le bruit et la fureur.
J'ai pas fait d'feu dans la ch'minée
Car j'veux
vraiment qu'vous descendiez
Et qu'liberté, égalité,
fraternité
Soient pas qu'des mots dans mes souliers.
Cathy
Par cathy-kozaou
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Pour les droits de visite...
Elle voulait juste manger des frites !
Épicurien,il s'emparait du Guide machin,pour dénicher la meilleure auberge.
" Panem et circenses ", s'exclamait-il. La petite fille voyait bien se profiler le panem, mais attendait désespérément les circenses ! Après un long périple, ils arrivaient enfin à destination ;
lui, satisfait, elle, nauséeuse ! Il commandait alors un repas rabelaisien... Puis il lui racontait sa vie africaine, ses safaris...( la petite fille était devenue incollable sur toutes les
espèces de la faune ). Et, pendant que le menu défilait, il lui expliquait, par l'autre menu, que diriger une société en Afrique n'était pas de tout repos, vue l'incompétence des autchtones
( ! ...pas comme les asiatiques qu'il avait eus à sa botte quelques années auparavant et qu'il trouvait plus performants ! ) ...Épuisant aussi le climat ! Mais il devait bien
gagner sa vie, avec ce que lui coûtaient la petite fille et sa mère ! Alors, elle cherchait dans sa tête où pouvaient bien se trouver les wagons du grand train qu'elle menait !
Bref, elle sut tout de lui et de ses "déboires" néocoloniaux ; il ne sut rien d'elle, sinon qu'elle avait un maigre appétit et une mince
conversation.
Par cathy-kozaou
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Une poupée contre son cœur
La bercer seule pendant des heures
Parfois, c'est très doux
Parfois, ça rend fou.
Alors, elle dit une prière,
Celle qui s'adresse à notre père
Peu importe qu'il soit aux cieux
Peut-être que lui l'écoute un peu !
Elle cherche le bonheur à la loupe
Chez les voisins, ça sent la soupe.
Chez elle, ça ne sent rien,
Si...sa mère : vernis, laque et parfum.
Heureusement, dans le frigidaire
Il y a les mets qu'elle préfère
Des cornichons à plein bocal
La liberté, c'est pas si mal !
Lumières partout quand vient le soir
Quand la peur traque les trous noirs
Musique très fort, un peu de danse
Pour braver seule le silence.
Le matin, faudra pas faire de bruit
Sa mère dort et elle s'ennuie.
Enfin, la voilà réveillée !
Mais elles n'ont rien à se raconter.
Alors, elle part chez son copain
Il n'y a que là qu'elle se sent bien.
À son retour, le mot de sa mère
"Il y a du jambon dans le frigidaire"
Lui inspirera ces quelques vers :
Oh, ma poupée aux yeux de verre
Tu es mon amour, mon enfant
Viens dans les bras de ta maman !
Mais une poupée contre son cœur...
Cathy
Par cathy-kozaou
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